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Croissances économiques : Les obstacles selon Christine Lagarde, Directrice générale du FMI

Croissances économiques : Les obstacles selon Christine Lagarde, Directrice générale du FMI

 

Tout d’abord, l’accélération de la croissance qui est attendue est incertaine. La dynamique observée au premier trimestre dans les pays avancés se maintiendra-t-elle et les progrès attendus précédemment dans certains pays en difficulté se concrétiseront-ils ou prendront-ils plus de temps que prévu ? Quel serait l’impact d’un Brexit sans accord sur la confiance ? Et la hausse récente des prix du pétrole ralentira-t-elle davantage l’activité économique ?

Ensuite, il y a la vulnérabilité fondamentale de l’économie mondiale. Le niveau d’endettement des entreprises, par exemple, a augmenté à tel point qu’une variation soudaine des conditions financières pourrait provoquer des sorties de capitaux déstabilisantes dans les pays émergents.

Nous savons aussi que les perspectives de croissance à moyen terme de nombreux pays sont décevantes, non seulement en raison du vieillissement de leur population et de la faible croissance de leur productivité, mais aussi à cause des effets corrosifs d’inégalités économiques excessives.

Les tensions commerciales s’amplifient

Enfin et surtout, l’impact des tensions commerciales actuelles est de plus en plus préoccupant. Les derniers droits de douane adoptés par les États-Unis et la Chine risquent de peser davantage sur l’investissement, la productivité et la croissance. Les droits de douane que les États-Unis viennent de proposer d’appliquer au Mexique sont inquiétants aussi.

En fait, il semble bien que les États-Unis, la Chine et l’économie mondiale sont les perdants des tensions commerciales actuelles.

Nous estimons que les droits de douane américains et chinois qui ont été annoncés récemment ou qui sont envisagés pourraient amputer le PIB mondial de 0,3 % environ en 2020, plus de la moitié de cet impact résultant des effets sur la confiance des chefs d’entreprise et du sentiment négatif des marchés financiers.

Globalement, nous estimons que les droits de douane américains et chinois, y compris ceux appliqués l’an dernier, pourraient réduire le PIB mondial de 0,5 % en 2020. Cela signifie une perte d’environ 455 milliards de dollars, soit plus que la taille de l’économie sud-africaine.

Il faut éviter ces blessures auto-infligées. Comment ? En éliminant les obstacles au commerce qui ont été mis en place récemment et en évitant d’en établir d’autres, quelle que soit leur forme.

Le fait est que non seulement les mesures protectionnistes nuisent à la croissance et à l’emploi, mais elles accroissent aussi le prix des biens de consommation échangeables et frappent de manière disproportionnée les ménages à faible revenu.

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