Violence familiale : Moins de 40% des victimes osent demander de l’aide | Direction Générale du Trésor

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Violence familiale : Moins de 40% des victimes osent demander de l’aide

Violence familiale : Moins de 40% des victimes osent demander de l’aide

 

Une statistique terrifiante. Les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe a commencé le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se terminent le 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne. Ces quelques jours sont une occasion de sensibiliser face à la violence faite aux femmes et aux filles et d’agir pour l’éliminer. Actuellement, on estime que moins de 40% des victimes de violence seulement osent demander de l’aide. Or, les victimes, il y en a beaucoup trop. Selon les estimations des Nations Unies, 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d'une autre personne à un moment donné dans leur vie, soit au moins une femme sur trois.

Pire encore, des études menées au niveau national dans certains pays ont révélé que jusqu’à 70% des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime au cours de leur vie. Et sur la totalité des femmes qui ont été victimes d’homicide dans le monde en 2012, près de la moitié ont été tuées par un partenaire intime ou un membre de la famille.

Ces données démontrent la gravité de la violence familiale. Et pourtant, il s’agit encore d’un sujet tabou dans certains pays comme Madagascar. Or, en 2007, une enquête sur la violence conjugale à Antananarivo menée sur 400 femmes en union, de 15 à 59 ans, a permis de constater que 35% de ces femmes ont déclaré avoir subi au moins une forme de violence physique au cours des 12 mois précédant l’enquête. Presque la moitié (46%) des femmes violentées ont déclaré avoir déjà eu des hématomes, et environ un quart (23%) des plaies avec saignement. 22% ont déjà dû consulter un médecin.

La société a aussi tendance à pointer du doigt le silence des victimes même si elles ont souvent plus besoins de soutien et d’encouragement que de reproches. Comme le thème de la campagne de la période de 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes cette année l’a bien souligné « Ne laisser personne de côté : mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles ».

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